Tendance à suivre

Artviatic, un courtier en ligne

 | L’expansion du marché online ces trois dernières années témoigne d’un changement profond des mentalités et des comportements d’achat. Les principaux canaux de distributions ancrés dans le online sont les ventes aux enchères et les places de premier marché. Le site Artviatic se démarque, développant un nouveau modèle en ligne jusque là peu exploité : l’achat-vente de gré à gré ou courtage.

Portrait Antoine Van de Beuque © Antoine Van de Beuque / ArtViatic
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Portrait Antoine Van de Beuque
© Antoine Van de Beuque / ArtViatic

Le modèle originel de l’intermédiaire mettant en relation un vendeur et un acheteur pour une transaction spécifique nécessite des conditions de confiance entre les parties, de discrétion quant à l’œuvre, à son prix. Certains acheteurs préfèrent même acquérir une pièce d’un certain prix quand elle n’est jamais passée par des ventes aux enchères, hors de tout effet de publicité.

L’ensemble du système Artviatic adapte cette base de métier à l’évolution du marché de l’art et aux nouveaux comportements digitalisés d’achat et de vente en garantissant des pratiques sécurisantes :
- La mise en avant de son fondateur Antoire Van de Beuque rassure par son parcours professionnel chez Wildenstein, son expérience, son sens des réseaux, sa vision de la réalité de l’économie numérique.
- La méthode de mise en relation digitalisée acheteurs/vendeurs s’articule autour de deux segments de prix. Un abonnement annuel payant de 840 euros propose l’accès à un catalogue d’œuvres à partir de 150.000 euros. L’accès gratuit aux œuvres entre 20.000 et 150.000 euros se rapproche d’une simple place de marché.
- Concrètement, le prix d’annonce est négocié à la baisse par l’acheteur potentiel lors d’une première phase digitalisée, anonyme et sans engagement.
- La transparence de la commission en cas de transaction normée à la mise en relation : 3% pour chaque partie, soit 6 % en tout.
- Une confidentialité drastique s’opère sur l’ensemble de la transaction avec la garantie d’une sécurisation des données lors de la phase online.

Comme pour les maisons de vente aux enchères « label » , le sourcing des œuvres, leur qualité, leur bonne provenance, leur examen scientifique est la clé de voûte d’une image sérieuse. La recherche d’œuvres de qualité s’opère à partir d’un jeu de réseaux non visible, mais bien réel ; c’est par ce biais que la dématérialisation du premier contact peut produire de la confiance auprès des vendeurs et acheteurs.
Ainsi Artviatic bénéficie d’un éventail diversifié de vendeurs dont l’âge va de 30 à 90 ans, soit 60% de collectionneurs, 30% de marchands, 20% de fonds d’investissement en art qui choisissent la plateforme pour réaliser leur investissement.
Les acheteurs sont des collectionneurs en majorité (50%), des fonds d’investissement ou family office (25%).

Logo ArtViatic © ArtViatic
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Artviatic développe encore autour de ce cœur de métier des services de personnalisation et d’accompagnements pour les transactions qui le nécessitent : compte séquestre, assurance, rencontre en tête à tête, transport d’œuvres... Le magazine culturel d’Artviatic est diffusé une fois par semaine (informations et dossiers thématiques) et fidélise ainsi le potentiel d’utilisateurs à travers le monde.

Ce modèle manifeste une restructuration en cours de l’ensemble des acteurs du marché online.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 27/10/2016
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