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Biennales, pouls de la planète

Art contemporain | En regard des grands événements culturels majeurs, Biennale de Venise (1895) ou Documenta (1955), des métropoles du monde entier se mettent à l’heure globale des biennales, triennales ou autres événements à caractère visionnaire. Perspectives tournantes sur la création contemporaine, jeu d’influence et de pouvoir se joue autour de ces grandes manifestations où curateurs courtisés dévoilent thématiques et artistes aussitôt scrutés par les acteurs du marché. La biennale s’envisage aujourd’hui comme un marqueur géostratégique.

Parvis de la Biennale de Gwangju - Corée du Sud © DR
Parvis de la Biennale de Gwangju - Corée du Sud
© DR

Reflet des forces en présence, l’influence des biennales révèle l’équilibre du monde. Auparavant européennes (Venise, 1893), les grandes biennales se sont déplacées vers l’Amérique du Nord (Whitney Biennial, 1932) pour aujourd’hui donner le ton en Asie comme l’illustre l’influente biennale de Gwangju (Corée du Sud, 1994) curated by Massimiliano Gioni en 2010. Son thème 2013 « Burning down the house » de la curatrice Jessica Morgan résonne dans le « If the world changed » de la Singapore Biennale et du « Saku (booming) «  de la Kobe Biennale qui tous soulignent une ouverture et un glissement du centre du monde contemporain vers l’Asie. Thème repris de façon moins imagé par la Sharjah Biennial (UAE) : « re : emerge, towards a new cultural cartography ».

L’Occident elle se referme et s’offre une remise à zéro ( » Palazzo Encyclopedico » Biennale de Venise) cherchant dans la destruction créatrice ( » Effondrement et Reconstruction » , dOCUMENTA) et le nouveau fait politique ( » Agora » , Athens Biennial, « The ungovernables » New Museum Triennial, « Mom, am I a barbarian ? » , Istanbul Biennial) des réponses à ses faiblesses économiques ou institutionnelles.

Et le « Où sommes-nous maintenant ? » de la Biennale de Marrakech illustre à lui seul l’Afrique qui se prépare lentement à devenir l’un des prochains pôles influents de la création contemporaine tout comme Sao Paulo dont la prochaine biennale en septembre 2014 ( » How to talk about things that don’t exist » ) évoquera la force révélatrice de l’art.

Pierre-edouard Martial
Publié le 23/03/2014
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Parvis de la Biennale de Gwangju - Corée du Sud © DR

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