Signe à capter

L'effet Damien Hirst à la fondation Pinault en 2017

Art & entreprise | Damien Hirst investit les espaces du Palazzo Grassi et de la Punta della Dogana de la Fondation Pinault avec l’exposition Treasure From the Wreck of the Unbelievable. Même si l’artiste raréfie volontairement sa parole, on remarque que l’événement produit un effet communicant sur la scène internationale de l’art à travers l’inflation de ses images sur les réseaux sociaux et le relai abondant de la presse qui oscille entre fascination et critique.

Damien Hirst, with “Demon with Bowl (Exhibition Enlargement)” from his new show, “Treasures From the Wreck of the Unbelievable,” at the Palazzo Grassi in Venice © Credit Filippo Massellani for The New York Times
Damien Hirst, with “Demon with Bowl (Exhibition Enlargement)” from his new show, “Treasures From the Wreck of the Unbelievable,” at the Palazzo Grassi in Venice
© Credit Filippo Massellani for The New York Times

Les faits : Après sa rétrospective à la Tate Modern en 2012 et l’exposition Relics à l’Alriwaq de Doha en 2013, Damien Hirst présente “Treasure From the Wreck of the Unbelievable” composée de 189 œuvres illustrant une histoire proposée par l’artiste, entre vérité et mensonge. Dans un va-et-vient entre hyper monumentalité et objet d’art, l’ensemble des œuvres convoque des mémoires collectives mêlant la Méditerranée antique, l’Asie, de l’Afrique jusqu’à la pop culture, le tout hybridé à des icônes contemporaines.

Cette exposition blockbuster est largement relayée par les médias internationaux dont les approches critiques méritent d’être relevées et différentiées :
La presse française exprime une forme de fascination. Les champs lexicaux du « beau » et du « grand » dominent dans les articles publiés par Le Point, Le Figaro / Madame Le Figaro. Le Point titre et affirme, “Hirst est toujours le First !  ». Pour Les Echos, « la véritable œuvre d’art, c’est le gigashow pris dans son intégralité ». Le Figaro relève et s’appuie sur les chiffres d’affluences de l’avant-première de l’exposition : environ 4.500 au Palazzo Grassi et 3.500 à la Punta della Dogana. Le Monde évoque une réalisation technique bluffante.
La presse africaine se concentre sur les accusations de plagiat de la sculpture « Bronze Head from Ife » initiées par l’artiste nigérien Victor Ehikhamenor.
Cette polémique, abondamment relayée par les médias anglo-saxons tels que le New York Times, CNN, le Dailytrust et le HuffPost s’ajoute à une autre accusation de plagiat - la copie du pavillon de Grenada et des installations sous-marines de Jason Decaires Taylor - dont The Times et Artnet lui ont consacré plusieurs lignes. The Guardian, en général perplexe face au travail de Damien Hirst, se montre cette fois-ci plus enthousiaste.
Dans la version chinoise de Artnet, les éléments de langage et le pitch réglés au millimètre du dossier de presse de l’exposition sont repris, comme pour la plupart des articles de presse.

Vincent Kozsilovics / Nina Rodrigues-Ely
Publié le 27/06/2017
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Damien Hirst, with “Demon with Bowl (Exhibition Enlargement)” from his new show, “Treasures From the Wreck of the Unbelievable,” at the Palazzo Grassi in Venice © Credit Filippo Massellani for The New York Times

Damien Hirst, with “Demon with Bowl (Exhibition Enlargement)” from his new show, “Treasures From the Wreck of the Unbelievable,” at the Palazzo Grassi in Venice
© Credit Filippo Massellani for The New York Times

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