Signe à capter

Redécouverte marché : Carol Rama

Marché de l'art | L’artiste peintre italienne Carol Rama décédée en 2015 à l’âge de 97 ans attire l’attention du marché international. Tandis que deux de ses œuvres réalisent des records de vente chez Christie’s et Sotheby’s en mars 2017, l’artiste bénéficie d’une nouvelle aura à travers de grandes expositions de référence.

Carol Rama, Bricolage, 1967, vendue 213.480,65 euros chez Christie’s Londres le 07/03/2017 © Christie’s London
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Carol Rama, Bricolage, 1967, vendue 213.480,65 euros chez Christie’s Londres le 07/03/2017
© Christie’s London

Reconnue en Italie, Carol Rama participe à la 45e Biennale de Venise en 1993 et obtient un Lion d’or en 2010 lors de la 50e édition. Son travail, qui ne s’attache à aucun mouvement s’inscrit toutefois dans l’expérimentation des matières et des formes, fait l’objet d’un nouveau regard porté par l’air contemporain.
Cet attrait est soudain et sans précédent puisqu’entre 1992 et 2015, sur les 107 lots proposés à la vente, 3 lots sont vendus pour un montant compris entre 40.000 et 50.000 euros (3%) et 10 lots sont vendus pour un montant compris entre 10.000 et 30.000 euros (9%). Un contraste important avec les années 2016 et 2017 où 27 œuvres sur 32 sont vendues pour un total de 1,3 million de dollars. En 2017, deux œuvres ont ainsi été adjugées pour des montants deux fois plus élevés que leurs estimations hautes respectives : en mars, chez Christie’s Londres, l’œuvre Bricolage, 1967 (estimations : 69.236,97 / 92.315,96 euros) est vendue 213.480,65 euros tandis que chez Sotheby’s Londres, l’œuvre Arcadia, 1975 (estimations : 80.640,34 / 115.200,49 euros) est cédée pour 272.737,15 euros.. À ce jour, 139 lots ont été mis aux enchères pour une somme totale d’un peu plus de 1,7 million de dollars.

On remarque en parallèle que l’exposition The passion according to Carol Rama inaugurée en 2014 au MACBA de Barcelone voyage ensuite au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 2015, au Espoo Museum of Modern Art en Finlande, au IMMA en Irlande (2016) et à la Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea de Turin (2017).
En 2017, deux expositions monographiques : Antibodies au New Museum à New York et Carol Rama : Spazio anche più che tempo au Palazzo Ca’nova de Venise durant la biennale.
Cet engouement est à mettre en relation avec la création d’une archive en 2010 gérée par l’avocat Michele Carpano auprès duquel l’artiste est placée sous tutelle à partir de 2006. Aujourd’hui la promotion et la vente des œuvres sont assurées par la galerie de 1er marché Isabella Bortolozzi.

Carlotta Montaldo
Publié le 29/03/2017
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Carol Rama, Bricolage, 1967, vendue 213.480,65 euros chez Christie’s Londres le 07/03/2017 © Christie’s London The passion according to Carol Rama,MACBA, 2014 © MACBA La Passion selon Carol Rama,Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2014 © MAMVP Carol Rama,Arcadia, 1975 © Sotheby’s

Carol Rama, Bricolage, 1967, vendue 213.480,65 euros chez Christie’s Londres le 07/03/2017
© Christie’s London

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