Signe à capter

Poussée de l'art français dans la vente de la collection Fedoroff chez Artcurial

Art contemporain | La vente Artcurial du 28 novembre 2016 de la collection du français résidant à Monaco Michel Fedoroff témoigne d’une poussée du marché de l’art français. Ancien patron d’une firme de production et d’édition de musique, à l’écoute des mutations de son époque, cet amateur d’art proche des artistes, sait renouveler sa collection initiale, tisse des liens étroits avec des galeries qui éclairent ses acquisitions (Lœvenbruck, Villepoix, Ferrero...), puis soutient de jeunes artistes qu’il n’hésite pas à produire.

Daniel Deward & Grégory Gicquel, Mason Massacre, 2008 / estimation: 40.000 - 60.000€ vendu 149.500€, prix record pour une œuvre du duo d’artistes © Artcurial
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Daniel Deward & Grégory Gicquel, Mason Massacre, 2008 / estimation: 40.000 - 60.000€ vendu 149.500€, prix record pour une œuvre du duo d’artistes
© Artcurial

Dans le sillage de la vente de la collection Une page française de Marcel Brient chez Sotheby’s en 2012, les résultats de la vente Fedoroff font monter le thermomètre de l’art français. Sur 62 artistes dont les œuvres sont mises aux enchères, 42 sont français ou résident en France, 6 sont lauréats du prix Marcel Duchamp, Phillipe Mayaux, Mathieu Mercier, Tatiana Trouvé, Saadane Affif, Dewar et Gicquel, Kader Attia.

Sur 114 lots dispersés, 64% dépassent les estimations, 19% se situent dans la fourchette, 8% sous les estimations et 11% demeurent invendus.
Le résultat global de 3.600.000 d’euros dépasse clairement les estimations initiales entre 1.800.000 et 2.700.000 d’euros, soit 100% de plus que l’estimation basse.
La maison Artcurial enregistre des enchères inédites sur un bombage de Martin Barré 63-F-5 (1963), estimé entre 150.000 et 250.000 euros, et vendu pour 715.800 euros à une collection américaine. On observe un pic pour Claude Gilli décédé en 2015 avec Ex voto (Johnny Halliday) (1961), estimé entre 10.000 et 15.000 euros, et vendu pour 74.100 euros.
On remarque une attraction du marché secondaire vers la jeune génération de la scène française dont les travaux de Philippe Mayaux et Philippe Ramette sont adjugés au-dessus de leurs estimations. Se démarque particulièrement, une envolée d’enchères sur des œuvres emblématiques de deux artistes défendus par la galerie Lœvenbruck :
- Bruno Peinado (né en 1970), The big one world (2000) estimé entre 40.000 et 60.000 euros, adjugée pour 100.100 euros;
- Daniel Dewar & Grégory Gicquel (nés respectivement en 1976 et 1975), Mason Massacre, estimée entre 40.000 et 60.000 euros, vendue 149.500 €.

Les résultats de la vente Fedoroff chez Artcurial jalonnent un nouveau terrain, une amorce d’attraction internationale qui se porte vers certains artistes historiques de l’art français contemporain. Ces résultats sont aussi le signe d’une meilleure adhésion au soutien de l’art français de la part des acteurs du marché de l’hexagone.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 15/12/2016
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Daniel Deward & Grégory Gicquel, Mason Massacre, 2008 / estimation: 40.000 - 60.000€ vendu 149.500€, prix record pour une œuvre du duo d’artistes © Artcurial Martin BARRE, 63-F-5, 1963, Collection Michel Fedoroff, adjugé 715 800 €  estimation 150 000-250 000 € record du monde pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères © Artcurial Bruno PEINADO, The big one world, 2000, Collection Michel Fedoroff, adjugé 101 100 € estimation 40 000 - 60 000 € record du monde pour une œuvre de l’artiste vendue aux encheres © Artcurial

Daniel Deward & Grégory Gicquel, Mason Massacre, 2008 / estimation: 40.000 - 60.000€ vendu 149.500€, prix record pour une œuvre du duo d’artistes
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