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Art Cologne, 50e anniversaire de la première foire d’art contemporain au monde

Marché de l'art | Écartée du pool incontournable des foires au cours des années 2000 face à l’émergence d’un marché très concurrentiel, Art Cologne poursuit et approfondie avec brio le processus de ré-internationalisation initiée en 2009 par son directeur Daniel Hug. Une dynamique résultant d’une stratégie payante, d’un haut degré d’exigence qui tend à requalifier la Kunstmarkt Köln 67 parmi les foires majeures.

Art Cologne © DR
Art Cologne
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Pour cette 50e édition, Art Cologne réunit 219 galeries venues de 25 pays. En termes d’implantation (galerie principale ou succursale), l’Europe est représentée à hauteur de 86% - l’Allemagne à elle seule 47%. Suivent les États-Unis (8%) ; 23 galeries disposant d’un pied à terre sur le continent américain (le Canada et le Mexique pris en compte) soit un taux de représentation de 9%. À l’image de la précédente édition, peu de galeries sont asiatiques - Pearl Lam (Hong Kong), Whitestone, Taguchi fine art, Akira Ikeda et Nanzuka (Tokyo), Jhaveri Contemporary (Bombay) - et l’on ne compte que 10 des 219 exposants implantés sur le continent asiatique (4%).

Art Cologne poursuit la cohérence d’un projet marqué par de grands axes : positionner et activer le marché occidental international, s’appuyer sur l’efficacité de réseaux sur le terrain des galeries et des collectionneurs du monde entier, refus du marketing et de la communication à outrance, ancrer la culture du négoce ou de l’investissement responsable.

La 50e édition d’Art Cologne structure l’espace du Kœlnmesse pour produire chez les collectionneurs un confort de lisibilité de la foire, calqué sur le modèle de l’année précédente : les deux premiers niveaux composent la section Galléries; le premier est réservé aux tendances de long terme de l’art moderne et d’après-guerre, tandis que le deuxième reflète les tendances actuelles et les grands noms de l’art contemporain international. Le troisième et dernier niveau, espace prospectif des artistes émergents ou des redécouvertes, rassemble les secteurs New Contemporaries - réservé aux galeries fondées au cours du XXIe siècle - et Collaboration. Ce dernier, né de l’association entre Art Cologne et le NADA (New Art Dealer Alliance), mettant l’accent sur des projets collaboratifs, le partage d’un stand par deux galeries : une dizaine d’initiatives de ce genre telle l’exposition des œuvres de Lisa Beck et John Tremblay par les galeries parisiennes Samy Abraham et Triple V qui régénère la foire d’un vivier de galeries internationales prospectives.

À cette structuration de l’espace/temps s’ajoute une conception soignée et réfléchie de l’espace VIP, qui ont pour effet de faciliter la compréhension d’ensemble, de faciliter l’assimilation du grand nombre d’informations et d’images inhérentes à une foire, de mieux cibler les achats et par conséquent stimuler les transactions. Le 50e anniversaire de la d’Art Cologne, pionnière sur le marché, confirme la position de grande foire internationale résolument occidentale.

Vincent Kozsilovics / Nina Rodrigues-Ely
Publié le 12/04/2016
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