Signe à capter

Créateurs activistes

Art contemporain | Parallèlement aux multiples défilés initiés par la jeune génération du monde entier afin d’alerter sur l’urgence climatique, le London Design Festival et notamment celui du Brompton Design District font écho au discours de Greta Thunberg. Le thème s’intitulant ’Nature / Nurture’.

Kengo Kuma, Bamboo Ring, 2019 © Courtesy of OPPO, London Design Festival / Photo: Ed Reeve
Kengo Kuma, Bamboo Ring, 2019
© Courtesy of OPPO, London Design Festival / Photo: Ed Reeve

Une double réflexion porte, d’un côté, sur le processus de création et de fabrication, éthique, durable, responsable, de l’autre sur l’impératif de mobilisation.
De l’installation en anneau de bambou par Kengo Kuma au Victoria & Albert Museum; aux abris à insectes de Marlène Huissoud. Le festival reconnecte à l’ environnement.

Kengo Kuma présente une nouvelle matérialité avec sa bague en bambou et fibre de carbone. Ensemble, ils forment une structure légère et extrêmement solide, capable de résister aux tremblements de terre. Marlène Huissoud crée des abris sculptures pour favoriser la biodiversité dans la ville.

Marlene Huissoud, Please Stand By, 2019 © Crédit de l'artiste
Marlene Huissoud, Please Stand By, 2019
© Crédit de l'artiste

Tom Dixon, lauréat du London Design Medal 2019, emmène le visiteur dans un voyage sensoriel Touchy Smelly Feely Noisy Tasty à travers une série de conférences et d’ateliers où il explore jusqu’à son sixième sens. La Tate Modern organise des sessions de création de bannières.

La galerie Mint présente une approche « Raw » de la durabilité et du design circulaire, mettant en vedette des designers établis et des nouveaux talents. Les artistes traversent les frontières, imaginent des meubles hybrides. Une étagère en tuf volcanique, un type de roche formée à partir de cendres après une éruption volcanique fait face à une chaise où les plantes poussent de l’intérieur. Figures anthropomorphes conversent avec peintures oniriques.

The source, A Space, 2019 © Credit Mint gallery
The source, A Space, 2019
© Credit Mint gallery

L’intégralité du programme du festival réapprend à voir, à se voir, et non à être vu, à l’inverse des selfies narcissiques. Le voyage est introspectif. Kalostatis, au Victoria & Albert Museum, décortique les rouages de notre organe le plus vital : le cœur. Rendant visible la beauté et la complexité du flux constant et du mouvement. Dans le Void, Dan Tobin Smith plonge le public à l’intérieur de pierres précieuses entre nature et design. Au sein de projections éclatantes de rubis mozambicains et d’émeraudes zambiennes remontant à des millions d’années, l’ambiance est futuristique.

The Void, Projections digitales, 2019 © Credit Dan Tobin Smithb 2019
The Void, Projections digitales, 2019
© Credit Dan Tobin Smithb 2019

Des projets architecturaux aux designs cellulaires, le London Design Festival rappelle le film des frères Eames, Powers of Ten, illustrant l’univers en tant qu’arène de continuité et de changement, de pique-niques quotidiens et de mystère cosmique. Les artistes semblables à des sismographes, alertent sur la destruction massive par l’homme de la planète et invitent à réagir. Les termes Biodesign, Green Design, Considerate-Design, se traduisent dans les créations.

Chloé Valorso
Publié le 27/09/2019
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Kengo Kuma, Bamboo Ring, 2019 © Courtesy of OPPO, London Design Festival / Photo: Ed Reeve

Kengo Kuma, Bamboo Ring, 2019
© Courtesy of OPPO, London Design Festival / Photo: Ed Reeve

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