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Semaine de la FIAC : Paris ose les artistes français

Marché de l'art | Dans l’effervescence de la semaine de la FIAC 2019, au sein du Grand Palais et sur FIAC Projects, au Palais de Tokyo ou au Salon Galeristes, on peut observer un mouvement autour de la scène française peu connue des scènes internationales.

Maurice Blaussyld (2002), Espace inaccessible (2010)
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo © Courtesy de l’artiste & Galerie Allen (Paris), Crédit photo : Aurélien Mole
Maurice Blaussyld (2002), Espace inaccessible (2010)
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo

© Courtesy de l’artiste & Galerie Allen (Paris), Crédit photo : Aurélien Mole

Si l’édition 2019 de la FIAC reflète un marché en recomposition dont on peine encore à situer les nouvelles forces dans la perspective d’une crise à venir, des artistes français apparaissent sporadiquement à la lumière de cette semaine internationale. Au Petit Palais, pour FIAC Projects, sous le commissariat de Rebecca Lamarche-Vadel, la galerie Sémiose produit trois importantes œuvres d’Abraham Poincheval, Françoise Pétrovitch et du groupe Présence Panchounette.

Abraham Poincheval, Le chevalier errant, l'homme sans ici, 2018 © Photo : A. Mole, Courtesy Semiose, Paris
Abraham Poincheval, Le chevalier errant, l'homme sans ici, 2018
© Photo : A. Mole, Courtesy Semiose, Paris
Au Grand Palais, la galerie Christophe Gaillard présente un solo show d’Hélène Delprat tandis que la galerie Papillon réanime la vitalité du travail d’Erik Dietman, dans l’ombre du marché international depuis sa mort en 2002.

Pour la première fois pendant cette période très stratégique, le Palais de Tokyo propose un parcours autour des œuvres de 44 artistes français nés entre 1930 et 1990, entrelaçant les générations. Dans un contexte de réécriture de l’histoire de l’art, l’exposition intitulée Futur, ancien, fugitif - une scène française met à l’étude des artistes méconnus, délaissés par la conjoncture ou selon le terme employé par les commissaires... «  singuliers  ».

Pierre Joseph, Mur de mûres, série Photographies sans fin (2019)
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo © Courtesy de l’artiste & Galerie Air de Paris (Paris) 
Crédit photo : Aurélien Mole © Adagp, Paris, 2019
Pierre Joseph, Mur de mûres, série Photographies sans fin (2019) Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo
© Courtesy de l’artiste & Galerie Air de Paris (Paris) Crédit photo : Aurélien Mole © Adagp, Paris, 2019
C’est ainsi que des artistes connus dans les années 1990 sont repositionnés ou redécouverts en regard des tendances actuelles. C’est le cas de Pierre Joseph associé par Nicolas Bourriaud à l’Esthétique relationnelle, Maurice Blaussyld dont l’œuvre unique capte les plis mystiques de notre époque contemporaine ou Nina Childress dont les peintures narratives prises dans un halo de couleurs fluorescentes traduisent l’inquiétude latente de notre société, ou encore Marc Camille Chaimowicz, Nathalie du Pasquier...

Marc Camille Chaimowicz, Cambrai XVIII (2019)
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo © Courtesy de l’artiste & Wallpapers by Artists. Coédition Musée des beaux-arts de Cambrai et Wallpapers by Artists
Crédit photo : Aurélien Mole
Marc Camille Chaimowicz, Cambrai XVIII (2019) Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo
© Courtesy de l’artiste & Wallpapers by Artists. Coédition Musée des beaux-arts de Cambrai et Wallpapers by Artists Crédit photo : Aurélien Mole
Et pour les plus jeunes, dans leur sillage  : Caroline Mesquita, Laura Amiel, Agata Ingarden...

Le salon Galeristes installe sa quatrième édition pendant la semaine de la FIAC, un timing incontournable pour asseoir sa spécificité centrée sur la scène française aux yeux de collectionneurs français et étrangers ainsi que des professionnels internationaux.

Nathalie du Pasquier, D'un jour à l'autre (2019)
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo © Courtesy de l’artiste 
Crédit photo : Aurélien Mole
Nathalie du Pasquier, D'un jour à l'autre (2019) Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo
© Courtesy de l’artiste Crédit photo : Aurélien Mole
Cette «  plate-forme de rencontre  », produisant du contenu, ouvre une section Anthologie de l’art français, seize solo show de figures tutélaires dont le travail anticipe ou reflète les mouvements contemporains comme notamment Gilles Aillaud, Nathalie du Pasquier, Véra Molnar, Pierre Célice ou Jean-Pierre Bertrand...

Jean-Pierre Bertrand, Installation La Parole coupée
Oeuvres de 1978 présentées sous cette forme en 1982 © Tous droits réservés / Archives Galerie de France
Jean-Pierre Bertrand, Installation La Parole coupée Oeuvres de 1978 présentées sous cette forme en 1982
© Tous droits réservés / Archives Galerie de France

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 29/10/2019
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Maurice Blaussyld (2002), Espace inaccessible (2010) 
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo © Courtesy de l’artiste & Galerie Allen (Paris), Crédit photo : Aurélien Mole

Maurice Blaussyld (2002), Espace inaccessible (2010)
Vue de l’exposition « Futur, ancien, fugitif », Palais de Tokyo

© Courtesy de l’artiste & Galerie Allen (Paris), Crédit photo : Aurélien Mole

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