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La Biennale de Sao Paulo entremêle visions culturelles et générations

Art contemporain | Créée en 1951, la 33e Biennale de Sao Paulo, la plus importante du continent sud-américain, s’affranchit des codes en s’appuyant principalement sur le travail individuel de sept artistes-curateurs. Intitulée Afinidades Afetivas (Affinités affectives), l’édition 2018, dont le commissariat général est assuré par le directeur de la Colección Patricia Phelps de Cisneros Gabriel Pérez-Barreiro, prône une approche intuitive des installations et des imaginaires.

Vue générale du Pavillon de la 33e Biennale de Sao Paulo © Renato S. Cerqueira Futura Press Folhapress, 2018
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Vue générale du Pavillon de la 33e Biennale de Sao Paulo
© Renato S. Cerqueira Futura Press Folhapress, 2018

Inaugurée le 7 septembre 2018 - jour de l’Indépendance au Brésil - la 33e Biennale de Sao Paulo rompt avec le modèle traditionnel du thème unique décidé et mis en œuvre sous l’égide d’un curateur.

Sur les quelque 600 œuvres issues d’une centaine d’artistes rassemblées entre les murs du Pavilhão Ciccillo Matarazzo, le commissaire général Gabriel Pérez-Barreiro n’est responsable que des projets individuels; 12 propositions installées dans des espaces de transitions (couloirs, passages...) du batiment dessiné par Oscar Niemeyer.

La spécificité de la Biennale repose sur un collectif de 7 artistes-curateurs - 4 femmes, 3 hommes, de générations différentes - invités à développer 7 manifestations collectives et indépendantes les unes des autres. Une liberté totale du choix des thématiques et des artistes exposés avec pour seule condition d’intégrer leur propres œuvres.

L’Uruguayen Alejandro Cesarco, dans To Our Parents, propose un projet centré sur le passé et son impact sur le présent et le futur. L’Espagnol Antonio Ballester Moreno invite des artistes à exposer autour du thème Common/Sense. L’Argentine Claudia Fontes rassemble 9 artistes sur le sujet The Slow Bird. La Suédoise Mamma Andersson expose dans Stargazer II des œuvres qui ont marquées sa pratique artistique. Sofia Borges, brésilienne, réunit environ 200 œuvres pour The Infinite Story of Things or the End of the Tragedy of One. Waltercio Caldas, brésilien également, propose un dialogue entre son travail et celui des artistes exposés dans The Appearances. Enfin, Wura-Natasha Ogunji, états-unienne d’origine nigérienne expose dans Always, never le travail d’artistes femmes qui explorent « la notion d’espace par rapport au corps, l’histoire et l’architecture ».

Notons que la singularité de cette proposition curatoriale fait écho à des initiatives précédentes de la Biennale de Sao Paulo. En 2008 par exemple, lors de In Living Contact, telle une critique envers les systèmes traditionnels de représentation, les commissaires Ivo Mesquita et Ana Paula Cohen choisissent de laisser vide l’intégralité du second étage du Pavillon Ciccillo Matarazzo.

Vincent Kozsilovics
Publié le 28/01/2019
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Vue générale du Pavillon de la 33e Biennale de Sao Paulo © Renato S. Cerqueira Futura Press Folhapress, 2018 Vue d’installation Wura-Natasha Ogunji, Always, never © Leo Eloy / Estúdio Garagem / Bienal de São Paulo Foundation Vue d’installation, Claudia Fontes, The Slow Bird © Pedro Ivo Trasferetti / Bienal de São Paulo Foundation Vue d’installation, Wura-Natasha Ogunji, Always, never © Leo Eloy / Estúdio Garagem / Fundação Bienal de São Paulo. Vue d’installation, Sofia Borges, The Infinite Story of Things or the End of the Tragedy of One © Leo Eloy / Estúdio Garagem / Fundação Bienal de São Paulo Vue d’installation, Antonio Ballester Moreno, Common/Sense © Pedro Ivo Trasferetti   São Paulo Biennial Foundation L’artiste-curateur Antonio Ballester Moreno pendant l’installation de son oeuvre Vivan los campos libres (2018) © Photo © Pedro Ivo Trasferetti. Image courtesy Fundação Bienal de São Paulo 33a Bienal de São Paulo © Pedro Ivo Trasferetti / Fundação Bienal de São Paulo

Vue générale du Pavillon de la 33e Biennale de Sao Paulo
© Renato S. Cerqueira Futura Press Folhapress, 2018

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