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La Switch Tower twiste avec les cultures du monde

Art contemporain | En 2000 la Tate Modern, une ancienne usine électrique en brique réhabilitée et reformulée par Herzog & De Meuron pour un budget modique, s’inscrit dans une politique d’aménagement et de valorisation des quartiers sud de Londres. En 2016, son extension conçue par le même cabinet bâlois pour un budget de 358 millions d’euros incarne les nouveaux enjeux d’un monde de l’art mondialisé avec en toile de fond une relecture élargie de l’histoire de l’art.

Switch House © Photo Iwan Baan
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Switch House
© Photo Iwan Baan

S’inscrivant formellement dans la continuité du bâtiment ancien par l’utilisation de la brique, la nouvelle aile a pour spécificité d’afficher un style atemporel ; des perspectives tournantes pour évoquer dans l’inconscient collectif à la fois une tour, une pyramide, un mastaba, une cathédrale ou un minaret... Dans l’interstice des briques, la lumière naturelle filtre dans un va-et-vient extérieur/intérieur selon le cycle jour/nuit : une stylisation immémoriale qui contracte la complexité du monde, l’esprit transculture propre à Londres.
Du point de vue muséographique, les salles d’exposition sont conditionnées par de nouveaux agencements, une nouvelle circulation qui suggère une promenade intuitive de boucle en boucle selon un accrochage thématique par ensembles; ces « collections display » intègrent sans hiérarchie chronologique les vues et perspectives clés du XXIe siècle : part égale aux artistes femmes, la question du transmédium, de la transculture : photographie, performances, arts contemporain africain, indien, sud-américain... À l’œuvre : Sir Nicholas Serota, directeur de la Tate et Frances Morris directrice de la Tate Modern pour le brassage des générations, des pays, des cultures.
Cette nouvelle écriture de l’histoire de l’art s’est amorcée depuis les années 2010 à travers de grands événements occidentaux comme les biennales de Lyon 2011 de Victoria Noorthoorn et Venise 2013 de Massimiliano Gioni ainsi que l’accrochage du Centre Pompidou en 2013 Modernités plurielles initié par Catherine Grenier... jusqu’à l’exposition Carambolages conçue en 2016 pour le Grand Palais par Jean-Hubert Martin.

Virginie Bertrand / Nina Rodrigues-Ely
Publié le 05/09/2016
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Switch House © Photo Iwan Baan The new Tate Modern © Hayes Davidson and Herzog & de Meuron

Switch House
© Photo Iwan Baan

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