Tendance à suivre

L'art et l'anticipation

Art contemporain | Au cours de la 2ème décennie du XXIe siècle, on constate un nombre incalculable d’expositions ayant pour thème le futur, cristallisant ainsi une préoccupation profonde propre à l’occident. Le programme en deux volets - Bruxelles et Paris - autour de l’essai de Jacques Attali Une brève histoire de l’avenir (2006) se démarque en proposant une vision structuraliste de l’histoire de l’humanité.

David LaChapelle, Gas Shell, 2012 © David LaChapelle Studio, Jablonka Maruani Mercier Gallery
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David LaChapelle, Gas Shell, 2012
© David LaChapelle Studio, Jablonka Maruani Mercier Gallery

Les deux expositions aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles et au Musée du Louvre ont pour vocation commune d’alerter un public élargi, de transposer les propos prospectifs de Jacques Attali en une pédagogie visuelle :

Au Louvre les commissaires Jean de Loisy et Dominique de Font-Réaulx déroulent un fil de l’épopée historique depuis l’antiquité en y mêlant quelques artistes de la scène actuelle (Camille Henrot, Tomas Sarraceno, Aï Weiwei...).

À Bruxelles les jeunes commissaires Jennifer Beauloye et Pierre-Yves Desaive définissent un angle contemporain et mettent en avant des visions d’artiste qui agissent comme des sismographes croisant métaphores et approches d’anticipation (David Altmedj, Charles Csuri et James Shaffer, Olga Kisseleva, Petre Fend...).

Par de là ses prédictions ou prévisions politiques, Jacques Attali rappelle que l’histoire des hommes et des idéologies, les flux d’influence se sont articulés autour de grandes mutations techniques dans un va-et-vient hégémonique des nations en Europe jusqu’aux Etats-Unis : le gouvernail d’Etambot (Bruges), les galères (Venise), l’imprimerie (Anvers), les banques (Gênes), les caravelles (Amsterdam), les machines à vapeur (Londres), le moteur à explosion (Boston), l’électroménager (New York), le micro processeur (Los Angeles).

L’exposition de Bruxelles débute dans les années 80 par un chapitre dédié à Los Angeles où l’industrialisation du silicium à l’origine de nos ordinateurs portables redessine un nouveau nomadisme, de nouveaux imaginaires et comportements. Cette première révolution technologique esquisse le changement de civilisation vers un monde global interconnecté et interdépendant; elle n’a pas encore finit de construire cette nouvelle réalité « hyper connectée » qui continue de se développer avec l’essor des nano technologies et de l’Internet des Objets (IoT). A suivre.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 18/11/2015
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David LaChapelle, Gas Shell, 2012
© David LaChapelle Studio, Jablonka Maruani Mercier Gallery

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