Tendance à suivre

Art, tous copropriétaires

Marché de l'art | Les récents bouleversements financiers induits par la crise de 2008 ont ébranlé les schémas classiques d’investissement et de financement du monde économique. Ce changement de paradigme aura aussi touché le monde de l’art, redéfinissant les acteurs et les stratégies. L’art devient une valeur refuge et le posséder s’avère non seulement stratégique mais surtout possible. De la philosophie du partage - Mécénat Citoyen - aux Art Stock Exchange, l’accès à la propriété dans l’art se transforme.

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En ces temps de crise le manque d’argent public pousse de plus en plus les institutions à opter pour le mécénat citoyen. Après l’opération Tous Mécènes du Louvre, c’est au tour du gouvernement italien de faire appel au crowfounding pour financer l’exposition Vice versa conçue par Bartolomeo Pietromarchi à la biennale de Venise 2013. Dans ce système participatif, chacun peut, par sa petite contribution, aider à la réalisation d’un projet d’intérêt public ou à la restauration d’une œuvre mais sans pour autant la posséder.
Posséder l’œuvre en copropriété, c’est ce que propose le musée privé Musée des Lettres et des Manuscrits : acquérir en copropriété des manuscrits ou lettres de valeur, chaque acquéreur reçoit alors un « acte de propriété » tandis que les œuvres resteront elles stockées au Musée.
Dans le secteur financier, posséder pour soi-même n’est plus nécessairement l’objectif. Pour les fonds d’investissements spécialisés dans l’art en plein essor, l’acquisition d’une œuvres n’a de logique que spéculative et l’accessibilité aux œuvres « achetées » n’est pas le but principal. Ces actionnaires de l’art participent via leur investissement à sa vie et à sa cote. Pour aller plus loin, les Art Stock Exchange développés en Chine induisent en Europe des formules proche comme Slipart au Luxembourg. En France, A&F Markets inaugure en 2010 une « place de marché centralisée et liquide » pour des œuvres d’art contemporaines et Art Exchange agit en lançant l’achat de parts indivises à faible coût (10 euros) de l’ensemble d’une œuvre sélectionnée pour sa valeur spéculative.

Pierre-edouard Martial
Publié le 21/02/2013
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