Tendance à suivre

De la nature à l'œuvre, métaphysique de l'art

Art contemporain | Depuis 1975, l’artiste italien Claudio Parmiggiani trace, étape par étape, un parcours secret d’œuvres pérennes dans la nature. Chacune d’entre elles, commande publique ou privée, est conçue en profonde intimité avec l’esprit d’un lieu, dans une trajectoire d’éternité. Cartographie d’un trajet initiatique.

Claudio Parmiggiani,
1 / 3
Claudio Parmiggiani, "Luce, Luce, Luce", 2012, oeuvre réalisée à l’occasion du festival a-part 2012, Domaine de Pierredon
© Lucio Rossi

Quatre édifices en brique aux quatre coins cardinaux d’un espace temporel, à Collebeato en Italie (Clavis, 1975), sur l’île Fisher en Egypte (Pietra, 1983), au Château de Saint Géry à Rabastens en France (Torre, 1989) et à Sobotka en Tchéquie (Casa sotto la luna, 1991) sont les quatre composantes mystiques d’une même œuvre, Une Sculpture.
Une sphère en terre portant les empruntes des mains de l’artiste est enterrée pour toujours dans le cloître du musée Saint Pierre à Lyon (Terra, 1989).
Au cœur du Parc de Pourtalès à Strasbourg, des arbres regardent et écoutent (Il bosco guarda e ascolta, 1984-90).
Sur la place Cœtquen de la ville de Rennes, une fontaine à l’eau calme invite le promeneur à s’approcher pour regarder son propre reflet, en traverser l’espace-temps (Fontaine de Rennes, 1992).
Dans une région désertique du centre de l’Islande se dresse un phare de fer, physique et métaphorique, qui se soustrait à la vue des marins pour diffuser sa lumière spirituelle, une lumière fixe, au milieu d’une terre lunaire (Il faro, 2000).
Une fontaine alchimique sur la place de l’église d’Aubigné-sur-Layon en Anjou, objet mystérieux évoquant un globe céleste lumineux, s’ouvre une fois par an lors de la fête du Patrimoine pour laisser couler l’or liquide du vin du Layon (La fontaine d’Aubigné, 2008).
Dans les Alpilles, d’une petite colline semblable à une architecture antique, s’élève une échelle métaphysique et immatérielle, projection lumineuse vers le ciel qui élève le regard et l’emmène dans une traversée poétique au rythme du déroulement du jour, de la nuit, du voyage de la lune et du soleil, du cycle des saisons (Luce, Luce, Luce, 2012).

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 22/12/2012
Copyright © Observatoire de l'art contemporain - Tous droits réservés
Pour en savoir plus ou pour utiliser ce contenu, merci de nous contacter »

 

Suivez-nous sur FacebookSuivez-nous sur TwitterSuivez-nous sur LinkedInSuivez-nous sur InstagramContactRechercher

English version

Claudio Parmiggiani, “Luce, Luce, Luce“, 2012, oeuvre réalisée à l’occasion du festival a-part 2012,  Domaine de Pierredon © Lucio Rossi La fontaine d’Aubigné, 2008 © Claudio Parmiggiani/Aubigné-sur-Layon Claudio Parmiggiani, La fontaine d’Aubigné, 2008 © DR

Claudio Parmiggiani, "Luce, Luce, Luce", 2012, oeuvre réalisée à l’occasion du festival a-part 2012, Domaine de Pierredon
© Lucio Rossi

« 1 / 3 » ×