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Une initiative privée, des intérêts publics

Art contemporain | Les festivals d’art contemporain fleurissent l’été et forment un tissu culturel mettant en avant l’art vivant pour valoriser les régions. Leur poumon financier dépend principalement de la volonté des pouvoirs publics, de l’intérêt général estimé, de subventions publiques s’ouvrant aujourd’hui à la participation de sponsors. Parmi cette floraison, le Festival International Alpilles Provence dans les Alpilles se démarque en inversant ce modèle français.

Chiharu Shiota, State of Being, Eglise Saint-Laurent à Eygalières © Courtesy de l’artiste & Galerie Daniel Templon, Paris / Bernard Lecointe, 2013
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Chiharu Shiota, State of Being, Eglise Saint-Laurent à Eygalières
© Courtesy de l’artiste & Galerie Daniel Templon, Paris / Bernard Lecointe, 2013

Une initiative privée, des partenaires privés, des intérêts publics, c’est le modèle mis en place par Leïla Voight, amateur d’art et collectionneuse, tête pensante d’une organisation qui déjoue les enchaînements administratifs. Il a la particularité de fédérer des communes des Alpilles, des collectionneurs installés dans la région et un grand nombre de partenaires privés - entreprises - qui, au de-là de leur soutien financier, s’y impliquent en tissant des liens privilégiés avec les artistes invités, contribuant ainsi au développement de racines culturelles dans cette région protégée de la France. Abolissant les clivages privés/publics, le festival depuis sa création a favorisé l’émergence de projets originaux, temporaires ou pérennes, en phase avec des sites exceptionnels, patrimoniaux ou privés, comme la réalisation en 2012 d’une œuvre permanente dans la nature de Claudio Parmiggiani au Domaine de Pierredon. L’édition 2013, labélisée MP2013, s’organise autour de quatre axes : Mutations des règnes, Cadrage et décadrage des sens, Manger et méditer, Nature réinventée. Un éventail large d’événements expérienciels, performances, projections de vidéos, installations in situ, expositions, toujours en proximité avec les artistes. Il ressort une vocation festive s’adressant en priorité au grand public qui peut accéder gratuitement aux inaugurations et à toutes les manifestations. Un savant tissage organisationnel, la fluidité décisionnaire du secteur privé et l’appui des communes permettent au festival a-part d’opérer une attraction vers les Alpilles, d’y insuffler chaque année en juillet une effervescence créative et d’y apposer sa marque culturelle.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 22/07/2012
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Chiharu Shiota, State of Being, Eglise Saint-Laurent à Eygalières © Courtesy de l’artiste & Galerie Daniel Templon, Paris / Bernard Lecointe, 2013 Vincent Scali, 07_Ouvertures/Openings, 2013, Château des Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence © Vincent Scali Claude Lévêque, Chagrin, 2011, Chapelle de la persévérance,Tarascon © Claude Lévêque/Courtesy kamel Mennour, Paris Bertrand Gadenne,Le Hibou et la colonne d’eau, 2005, Carrières de Lumières, Baux de Provence © Bertrand Gadenne Mounir Fatmi,Mehr Licht!, 2009/2011, Post Tenebras Lux, Baux de Provence © mounir fatmi Jeronimo Hagerman,Picnic Invasion, 2013,Agence Hugues et Jean Bosc © Jeronimo Hagerman “Luce, Luce, Luce“, 2012, Domaine de Pierredon © Photo: Lucio Rossi Didier Marcel, ’’Cervidés’’, 2012, Courtesy: galerie Michel Rein © Didier Marcel Jacqueline Dauriac, Projet pour Les Carrières de Lumières (Baux-de-Provence), 2012 © DR

Chiharu Shiota, State of Being, Eglise Saint-Laurent à Eygalières
© Courtesy de l’artiste & Galerie Daniel Templon, Paris / Bernard Lecointe, 2013

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