Tendance à suivre

L'Avant-garde et l'argent

Marché de l'art | Après la faillite de Lehman & Brothers, symbole du krak Boursier du 15 septembre 2008, le marché de l’art contemporain n’a pas semblé suivre la même descente aux enfer.

Andy Warhol, 200 one dollar bills, 1962 © DR
Andy Warhol, 200 one dollar bills, 1962
© DR

Dans le cadre très restreint des œuvres d’exception à forte visibilité, l’année 2009 a connu quelques envolées spectaculaires. Ainsi, chez Sotheby’s, le 11 novembre dernier, une œuvre de Warhol intitulée 200 one dollar bills a pulvérisé son estimation pour atteindre une enchère record de 43 762 500 de dollar. Cette toile est en effet devenue emblématique pour plusieurs raisons :
- Sa valeur historique, une des toutes premières sérigraphies sur toile de 1962.
- Son sujet, le billet de un dollar comme mètre-étalon de la puissance américaine montante et sa démultiplication comme mise en abîme.
- Sa rareté, il en existe deux exemplaires de grandes dimensions.
- Mais surtout, elle a appartenu à Robert et Ethel Scull. Ce couple de collectionneurs, dans le mouvement de leur ascension sociale et de leur anticonformisme, achètent après-guerre les avant-gardes, puis la jeune génération montante des artistes du Pop Art au début des années 60. En1973, Robert Scull organise à grand renfort de publicité chez Sotheby’s la première vente à but spéculatif, devenue légendaire. Les œuvres acquises à moindre prix chez les artistes atteignent des enchères sans commune mesure pour l’époque, créant ainsi un effet polémique... et marketing.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 01/02/2010
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Andy Warhol, 200 one dollar bills, 1962 © DR

Andy Warhol, 200 one dollar bills, 1962
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