Signe à capter

Infra-mince

Art contemporain | L’essai de Thierry Davila paru en 2010 « De l’inframince : brève histoire de l’imperceptible, de Marcel Duchamp à nos jours » (éd. Du Regard) explore l’imperceptible en une ligne de pensée au revers du visible.

Roman Ondàk, Measuring the Universe, MOMA, 2007 © MOMA
Roman Ondàk, Measuring the Universe, MOMA, 2007
© MOMA

On y apprend que cette notion est questionnée dès l’Antiquité par les récits de Pline l’Ancien dans lesquels une compétition oppose Protogène et Appelles pour savoir lequel serait capable d’évaluer la grandeur du génie artistique en dessinant une ligne d’une extrême finesse jusqu’à l’imperceptible ; conceptualisé par Marcel Duchamp, l’infra-mince est cette quatrième dimension qui donne lieu aujourd’hui à des recherches autour de la dématérialisation de l’objet d’art dans le fil du « sensible ». Ces transformations invisibles (réf. François Julien) infusent de nouveaux imaginaires, de nouveaux comportements, et se mettent en phase aujourd’hui avec une réalité technologique qui intéresse l’infiniment petit, les nano-technologies. En découle concrètement, une économie en devenir autour de l’internet des objets.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 16/03/2016
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Roman Ondàk, Measuring the Universe, MOMA, 2007 © MOMA

Roman Ondàk, Measuring the Universe, MOMA, 2007
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